Un héritage culturel exceptionnel

L’essor de la commune de Cap d’Ail date du début du 20ème siècle. Elle a accueilli des personnages illustres comme les Frères Lumière, Colette, la famille impériale de Russie, Sacha Guitry, Lord Beaverbrook, Greta Garbo, André Malraux durant quelques mois, ou encore Winston Churchill, qui en est d’ailleurs le maire honoraire.

Située à la porte de la Principauté, la ville jouit aujourd’hui d’une situation privilégiée et d’infrastructures modernes sur un site magnifique entre mer et montagne.

Le Château des Terrasses

 Le Château des Terrasses, emblème Belle Époque devenu un centre culturel accueillant les plus belles expositions.

Troisième villa Belle Époque construite à Cap d’Ail, le Château des Terrasses est sorti de la terre et de la roche en 1896, trois ans après avoir été commandé par le banquier britannique William Mendel. Tour à tour résidence d’hiver de la famille impériale de Russie, d’une danseuse du Bolchoï ou du vice-Consul d’Angleterre Frederic Buckingham, la demeure accueillera le prince Albert Ier de Monaco, la reine Victoria ou le président français Félix Faure. Longtemps surnommé « la belle endormie », le château fut cédé en 2001 à la Ville de Cap d’Ail qui le restaura.

Le Musée de la Villa les Camélias

Depuis 2014, la ville est heureuse de voir son patrimoine culturel enrichi, grâce à la création du musée des Camélias, au sein de la villa Belle Epoque du même nom.

Situé dans le quartier « Mala », le musée est consacré au peintre basque Ramiro Arrue et abrite, en outre, un espace dédié à l’histoire communale.

Des expositions temporaires sont aussi régulièrement organisées dans ses murs et dans ses jardins.

Contacts :
Tél.: 04.93.98.36.57
Page Facebook

Plus d’infos sur le site du musée : http://www.villalescamelias.com/fr/

Le patrimoine cap d’aillois en détails

Accessibles au public ou privées, nombreuses sont les villas cap d’ailloises à avoir accueilli des hôtes célèbres et qui représentent avec brio l’architecture Belle Epoque du début du XXème siècle. Elles contribuent ainsi à inscrire la ville au = premier plan du patrimoine architectural de la Côte d’Azur. Cet inventaire ne saurait être exhaustif, mais recense la plupart des villas remarquables, ainsi que d’autres monuments, à l’instar de l’Église Notre-Dame du Cap Fleuri construite au début du siècle précédent.

51 avenue du 3 septembre

Qualifiée de divers noms dans les plans anciens comme Abaglio, Abeglio, Abeillo (Dieu de la Gaulle Antique), Castel d’abeigl, cette tour qui porte aujourd’hui le nom de « Tour Sarrazine », constitue un des hauts symboles de la commune puisque son histoire est liée à celle du territoire de Cap d’Ail.

Dans plusieurs cas le nom de « Abei » est associé à roc ou roche, ou à mont. On peut alors penser à une relation avec le mot veille – veglio – d’où l’explication possible « lieu de veille sur un point haut ».

Elle reflète une architecture défensive, d’où surmènent l’association aux « abeilles » symbole de force, de travail et de défense, puis le contre-sens qui en est découlé de : abaglio®abiglia (et autres dérivés) qui signifie ruche/abeille en dialecte local turbiasque, alors que son histoire est bien plus ancienne.

NOTA : Au pied de la Tour Sarrazine au droit de la propriété de l’AMAPEI à côté du Cap Fleuri  a été  apposée sur le mur de soutènement une plaque ainsi libellée: « Ancien poste de garde de la Principauté de Monaco ».

Cette plaque a été apposée le 24 Août 1997 dans le cadre de la célébration des 700 ans de la dynastie des Grimaldi en présence de SAS le prince héréditaire Albert de Monaco, du Maire et du Conseil Municipal de la commune de Cap d’Ail.

Historique de la Tour et de la Commune :

L’histoire de Cap d’Ail commence avec l’occupation des peuplades Ligures du sommet de l’Agel jusqu’au rivage ; viennent ensuite les navigateurs Grecs puis Phéniciens qui amènent avec eux la légende du Dieu Melkart-Hercule-Apollon, légende qui persistera après eux le dieu Melkert étant appelé Abellio par les Ligures de la montagne, d’où les dérivés « Abeglia », « Abeigl »…

Juste avant l’époque romaine, Nice et son comté sont des colonies de la Phocéenne Marseille, puis Nice devient la métropole locale des Grecs répandus sur le pourtour littoral de Monaco à Antibes.

À l’époque romaine :

Selon un document du CNAM, il y aurait eu sur le littoral méditerranéen 3000 tours. En supposant que les romains aient établi un réseau de communication le long de la Via Julia, en fonction des éléments de toponymie et des relevés effectués sur place on peut imaginer le réseau intérieur entre Vintimille et Carros.

Le réseau littoral comporte la Tour Sarrazine de Cap d’Ail (reconnus sur place ou d’après les cartes anciennes),  La tour de Bose à Beaulieu, la tour Saint Hospice à Saint Jean Cap Ferrat, la tour mentionnée plus haut à l’ouest du Cap Ferrat, la tour du Mont Boron, la tour du Château de la Tour à Nice, la tour Saint Elme (Tour Bellanda), la tour de la Ville, la tour Saint Laurent, la tour Martini, la tour de Serre, etc…

NOTA : Il existe également sur une propriété privée, la ruine d’une deuxième Tour dans le quartier du Bautugan à Cap d’Ail.

Au XIIIème siècle :

Les Génois arrivent dans le comté de Nice et sur Monaco, commence alors une guerre des frontières, qui prendra fin avec l’accord de 1760 ; La Tour fait alors office de poste de garde.

Un traité de 1300 montre que Charles II, souverain de Provence et de Naples, s’engageait à remettre la tour aux Gibelins, maîtres du pouvoir à Gênes, pour payer leur concours dans sa guerre contre la dynastie d’Aragon, mais les Guelfes tinrent bon et il fallut un siége pour les déloger.

Charles André Fighiera dans son manuel (page 234, note 35) indique : « les feux de garde étaient déjà prévus au XIIIème siècle, notamment à la Turbie, Eze et Nice (archives  départementales des Bouches du Rhône, série B, reg.4).

 Remarque : dès 1078 des documents font mention du « domaine de La Turbia » disputé par les Guelfes et les Gibelins de Gênes rivaux pour le Rocher de Monaco. 

Aux XIVème et XVème siècle :

La Turbie dont dépend Cap d’Ail devient savoisienne, des guetteurs sont mis en place sur la Tour.

Un acte de 1407 signé du Comte de Savoie désigne le rivage entre Eze et Monaco sous le nom de « Caput Dalphini ».

Notons qu’aux XIIIème, XIVème et XVème siècles on parle de « CAU D’AIL », que le professeur André Compan traduit par «  le Cap en forme de faux » (dans sa thèse sur l’anthroponymie provençale en 1975).

Au XVIème siècle :

Selon Antoine Fighera (dans son mémoire traduit par Hervé  Barelli) la Tour devient un réel sémaphore, il écrit : « le Mont Boron, haute colline rocheuse et inféconde, a à son sommet une tour de la Garde qui reçoit les avis et les signaux qu’on fait d’Antibes et du Cap Roux avec des feux, et elle, avec des feux , donne également des signaux à la Turbie et à Monaco ».

La Tour est utilisée dans le système de communication de la rade de Villefranche.

Au XVIIème siècle :

Monaco récupère le territoire de La Turbie et ses terres :

  • 1602. La limite de territoire est fixée et « Cavo d’Aglio » apparaît sur les cartes.

André COMPAN analyse ce terme comme ceux de « l’ayga » ou de « l’agalh » : l’eau.

On sait qu’il y a énormément de sources et d’endroits humides sur la commune d’où notamment le nom du lieu évocateur des « Pissarelles », il serait donc logique que Cap d’Ail soit tout simplement le « Cap de l’eau » celle-ci venant sur ce lieu à la fois de la terre et de la mer.

  • 1614. La principauté de Monaco positionne des gardes-champêtres sur la tour de « Cavo d’Aglio ».

Dans son mémoire, Antoine Fighera précise qu’en septembre 1637 : «  nous sommes allés à la tour du Mont Boron pour voir si de là-haut on ne verrait pas le château  et les environs de Monaco, et la tour du Bautugan, et la tour d’Abagio qu’on appelle la forteresse d’Abeglio, et la tour lointaine qu’on voit des Sailles  et puis de Cap d’Ail »

Au XVIIIème siècle :

  • 1705. Le Roi Louis XIV sépare La Turbie et ses dépendances dont Cavo d’Aglio du Comté de Nice afin de l’unir à Monaco.

Remarque : dans un document de la guerre de succession d’Autriche (1744 à 1748 pour le comté de Nice) est décrit le système de fumées (le jour) ou de feux (la nuit) à utiliser pour communiquer entre différents points à l’est de Nice.

Rappel : La mort de Charles VI d’Autriche le 26 octobre 1740 fut à l’origine de la guerre de succession d’Autriche dite aussi de la pragmatique sanction, qui se termina par le traité d’Aix la Chapelle en octobre 1748. Cette guerre donna lieu à des opérations en divers lieux d’Europe et, en ce qui concerne les Alpes, en Savoie, en Dauphiné, dans le comté de Nice et en Provence.

Pour le comté de Nice les troupes qui s’affrontèrent furent les suivantes : les austro-sardes auxquels étaient alliés les anglais, et dans l’autre camp les gallispans (français et espagnols).

Dans les deux camps les alliances étaient fragiles car les buts de guerre des différents états n’étaient pas exactement les mêmes. La France voulait surtout affaiblir la maison d’Autriche et les espagnols espéraient se voir attribuer des territoires en Italie.

  • 1760. Les limites entre La Turbie et Monaco sont établies par la signature d’un accord entre Honoré III, Prince de Monaco, et le Roi de Sardaigne. Une convention est signée concernant les moulins pâturages et eaux de sources qui se trouvent d’un côté ou l’autre des frontières.

FIN XIXème siècle :

  • 1860. Rattachement de La Turbie et Cap d’Ail au territoire français.
  • 1860-1868. Construction de la ligne de chemin de fer entre Nice et Monaco.
  • 1883. Construction de la Basse Corniche (Avenue du 3 Septembre).
  • 1906. Cap d’Ail devient autonome – Détachement de la commune de La Turbie.

Source Internet : www.archeo-alpi-maritimi.com

Bibliographie : Barelli Hervé – Nice et son Comté 1590-1680  Témoignages récits et mémoires éditions mémoires millénaires 2012 ; André Franco – La Turbie ; Etude de Denis TOREL sur Cap d’Ail et la Tour – pour le bulletin municipal Cap d’Aillois de décembre 1988.

Centre Universitaire Méditerranéen

La construction de ce théâtre pour le Centre Méditerranéen d’Études Françaises commence fin 1950 par l’architecte Jacques Bosson. En 1957, Jean Moreau, fondateur et directeur du Centre Méditerranéen, invite Jean Cocteau, alors résidant au Cap-Ferrat, à venir assister à la représentation d’une pièce de Garcia Lorca donnée par les étudiants internationaux dans une petite chambre de verdure du Centre.

Séduit par le site admirable et l’atmosphère qui y règne, Cocteau s’attaque à la décoration du théâtre de plein air en 1960. Le poète deviendra l’un des fondateurs spirituels du Centre Méditerranéen et y reviendra inlassablement travailler et enseigner.

Situé à flanc de colline, face à la mer, il se compose d’une carea à l’antique de 11 gradins en pierre de taille et d’un orchestre circulaire pavé de galets, rehaussée en son centre d’une estrade ronde, ceinturée par deux murs concaves en pierres de taille, décalée sur une extrémité pour laisser le passage aux artistes.

En 1962, Cocteau sculpte les « considérables serpents », et pose « l’Orphée gisant » sur l’horizon de mer et de ciel. Son œil demeuré vif figure l’immortalité du poète. Il réalise la scène actuelle.

1 avenue Winston Churchill

L’église et le presbytère sont construits en 1908 par l’architecte Paul Chevalier pour Auguste Sageot, curé au Cap d’Ail. Elle est bénite le 17 avril 1910. Les sculptures sont réalisées par Eugène Leguay. Dans les années 1960, le chœur est fermé par un mur plat, percé de deux portes, pour aménager une petite sacristie.

Église orientée nord-est, constituée d’un étage de soubassement surmonté d’une nef unique de six travées, précédée d’une avant-nef plus haute et terminée par un chœur polygonal. Le portail, au nord, est abrité par un porche surmonté d’un clocher couronné d’une flèche. La nef, voûtée d’ogives, est éclairée par des fenêtres en arc brisé à remplage et par une rosace au-dessus du portail nord. Elle est couverte par une toiture à deux pans. Les culots de la nef, les deux porches et la rosace portent un décor de style néo-gothique. Le presbytère, accolé au pignon ouest de l’église, a une entrée précédée d’un porche qui le relie à la sacristie. On accède à la salle en soubassement par un escalier extérieur. Le jardin en terrasses, situé en contrebas, est aménagé avec des allées qui serpentent autour de plates-bandes. Il est agrémenté d’arbres isolés et de groupes d’arbres.

(Source : www.culture.gouv.fr)

1, avenue du Général de Gaulle

Construit vers 1890 pour le banquier britannique William Mendel, le Château des Terrasses connaît son heure de gloire lorsqu’en 1895, le grand-duc Georges Alexandrovitch, frère du tsar Nicolas II loue la villa pour l’hiver pour y soigner sa phtisie ; il y est vite rejoint par sa famille.

Le président Félix Faure leur rendra visite ainsi qu’une cousine. La demeure devient ensuite propriété d’une prima donna de l’opéra de St Pétersbourg puis, dans les années 30, passe aux mains du vice-consul d’Angleterre, Mr Buckingham ensuite rachetée en 2001 par la ville de Cap d’Ail.

C’est aujourd’hui à la fois un musée, une salle de réception et d’exposition, et une école de musique.

Cette villa éclectique à tendance italienne et classique se reconnait par les proportions et la régularité des volumes, la toiture en terrasse et en pente douce. La symétrie du volume est obtenue par l’addition d’ailes dans le prolongement du corps central.

La villa représente un cas exceptionnel du style italien avec sa façade en parement polychrome constituée d’une alternance régulière de lits de brique et d’enduit coloré, rappelant les façades de certains palais florentins de la Renaissance.

Le caractère italien se manifeste également par la présence d’un perron aux proportions imposantes. Le décor se concentre autour des baies, encadrements, frontons moulurés avec des balustrades surmontées de sculptures.

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17 avenue Raymond Gramaglia

Villa de style « Belle époque » qui après avoir été le lieu de résidence d’André Malraux en 1941, a été totalement réhabilitée en 2012 pour devenir le musée éponyme ouvert au public abritant notamment les archives Cap d’Ailloises. En savoir plus : cliquez ici

37 avenue du 3 septembre

Construit en 1894 par Sir Edwards Malet, ancien Ambassadeur d’Angleterre à Berlin, suivant les plans de l’architecte danois Hans Georg Tersling. De nombreuses personnalités y ont séjourné : la Reine Victoria en 1897 en compagnie de la Princesse Béatrice, l’Impératrice Douairière de Russie, les Rois Edouard VII et Léopold de Belgique, l’Impératrice Eugénie, le Roi de Saxe.

À l’origine, le château avait un plan en U avec un sous-sol et un étage carré. L’axe du rez-de-chaussée est souligné par un portique semi-circulaire formé de colonnes ioniques, au sud, et par un porche rectangulaire formé de piliers à colonnes corinthiennes engagées, au nord. Les façades sont ordonnancées. Le rez-de-chaussée est souligné par un bossage continu en table ; l’étage est couvert d’un enduit lisse et animé par une alternance de baies surmontées de frontons courbes, avec ou sans balcons, de niches avec statues, et de pilastres.

Le portail d’accès lui-même est caractéristique de la grandeur de la construction : Les piliers du portail sont sommés de pots à feu, de boules, de chutes de feuillages et d’une coquille, la grille est rehaussée d’un fronton orné de feuillages et d’un monogramme. Le portail est axé sur un escalier symétrique orné d’un vase sculpté, puis d’une fontaine. Il est composé de trois baies, inscrites dans une demi-lune, la grille est en fer forgé repoussé style Louis XV, et relie deux conciergeries rectangulaires avec des façades ordonnancées.

Au cours de la seconde guerre mondiale le bâtiment est bombardé ; une seconde villa, mitoyenne et perpendiculaire au vestige du corps ancien est construite en 1961 par l’architecte Tomaso Buzzi. Elle a un plan rectangulaire avec un étage carré et un étage de comble. Elle est couverte par des toitures à longs pans à croupes, et par une terrasse (au centre). Le rez-de-chaussée ouvre sur le jardin par de vastes baies vitrées. Cette villa communique par une porte avec l’ancienne salle de bal.

Les façades de la villa originelle ont donc été remaniées et simplifiées afin d’être harmonisées avec la façade ajoutée.

Le parc lui, est réaménagé vers 1966 par l’architecte paysagiste Russel Page. On peut notamment y trouver une cascade, un belvédère, une remise avec pigeonnier, un bassin en rocaille, un petit état avec une ile artificielle accessible par un pont japonais, plusieurs mares artificielles. Une piscine a été créée au droit de l’ancien bassin en contrebas de la cascade.

Le jardin d’agrément remanié par M. Page est prolongé par une terrasse-promenade où ont été installées les statues qui couronnaient jadis l’ancienne villa (avant simplification des façades).

23, avenue du Docteur Onimus

Villa d’inspiration italienne typique des années 1900, « Le Roc Fleuri » fut à l’origine un hôtel restaurant spécialisé dans les poissons et fruits de mer, connu dans les années 1910 sous le nom de « Hôtel Réserve du Cap Fleury ».

Propriété de Madame la Marquise Buccico dans les années 1920, la villa  » Le Roc Fleuri  » appartient depuis 1921 à la famille Cottenot où trois générations de médecins s’y sont succédées.

C’est l’une des plus anciennes constructions de Cap d’Ail avec son architecture typique d’inspiration italienne de la côte d’azur du début du siècle.

La bâtisse initiale possédait un intérieur que l’on peut qualifier de typique et d’original en raison notamment de ses plafonds peints de fresques sur le thème de la mer. Une première série de travaux d’agencement intérieur, visant à transformer cet hôtel-restaurant en villa, fut menée en 1924, en tenant compte de l’esprit original. Une nouvelle série de travaux, engagée en 1931/32 conduisit à l’architecture actuelle de la Villa.
Parallèlement, le parc, bordé par le sentier du littoral, fut aménagé en 1923 avec la création d’allées et la plantation d’un certain nombre de plantes grasses et d’arbres typiques de la région (pitosporums, agaves, cierges, boules de balmer, figues de barbaries, etc).

Une des particularités de ce jardin réside dans la présence d’une palmeraie nonagénaire de variété Phoenix (dont l’introduction sur la côte d’azur remonte aux années 1864). Ces palmiers, qui ont aujourd’hui plus de 90 ans, sont à l’origine des présents offerts au Docteur Cottenot par ses patients.

Chaque mois de septembre, les jardins de la villa accueille l’exposition du collectif d’art contemporain « No Made ». Une véritable invitation à la contemplation esthétique et à la réflexion est proposée au public avec ces installations éphémères, regroupées autour d’un même thème qui évolue chaque année. Les jardins sont également régulièrement ouverts au public, pour le plus grand plaisir des promeneurs.

8, avenue Raymond Gramaglia

Autrefois dite « Villa Gioia Mia », la villa « Les Funambules » fut construite en 1904 pour Madame Mareus, rentière à Cap d’Ail, puis vendue vers 1911 à Sacha Guitry, auteur, qui la renomme par son appellation actuelle.

La villa possède un avant-corps précédé d’un escalier symétrique et d’un décor de pilastres. Ce style classique est associé à de larges baies qui lui ajoutent une touche moderne.

23, avenue Winston Churchill

La villa a été construite en 1926 pour le capitaine Edouard Molyneux. Elle est vendue après la seconde Guerre Mondiale à Lord Beaverbrook, ancien Ministre de l’Armement, diplomate et directeur du journal londonien « Daily Express », qui fit construire un second pavillon de gardien. Winston Churchill était son invité permanent.

La villa a un plan composite constitué d’un corps principal en L articulé par une tour rectangulaire avec façade en pignon, et deux ailes en rez-de-chaussée qui délimitent un patio. L’ensemble est couvert par des toitures à longs pans à croupes, en tuile creuse, avec des génoises.

Deux porches couverts par des terrasses d’agrément sont situés de part et d’autre de la façade est. Ils ouvrent sur le jardin par des arcs en plein cintre, portés par des colonnes.

La façade sud, ordonnancée, est encadrée par deux loggias d’angle. Elle ouvre au rez-de-chaussée, sur une pergola aménagée dans l’axe d’un escalier droit.

Les autres élévations n’ont pas de travées et sont traitées de façon rustique : parement en moellon, baies sans encadrement avec linteau en bois de chêne, génoises. Une arcature en plein cintre délimite au sud, une terrasse en terre-plein couverte d’une pelouse, avec une piscine rectangulaire avec une abside bordée de deux rangées de colonnes, au centre.

15 sentier du Bord de Mer.

Propriété du Prince JL de FAUCIGNY-LUCINGE en 1950.

Cette villa avec piscine agrémentée d’un pavillon couvert en terrasse, était fréquentée par la célèbre actrice Greta Garbo.

6 avenue Raymond Gramaglia

Construite en 1905 pour Léonie Elizabeth Miroy (Paris), puis restaurée par le Docteur Walter, style néo-bavarois.

La Villa « Les Mouettes » apparait comme une villa classique avec sa façade ordonnancée, son porche central semi-circulaire à colonnes, sa corniche à modillons et sa balustrade en couronnements.

15 avenue du Docteur Onimus

La villa est construite vers 1910 par un architecte inconnu.

Elle se singularise par son couronnement formé de deux tours rectangulaires, symétriques, qui ne sont pas sans rappeler celles de la Villa Médicis à Rome. L’intérêt grandissant pour la vue, le soleil et l’air marin a poussé l’architecte à étendre la surface des baies et multiplier les terrasses.

Le passage qui s’opère à la veille de la Première Guerre Mondiale entre villégiature d’hiver et d’été se traduit ici par la création d’un portique et d’un porche qui permettent non seulement d’aménager les espaces abrités mais aussi de créer des terrasses parfois agrémentées d’une pergola en ciment.

Propriété de M. De Blanck, ministre à Cuba, après la Seconde Guerre Mondiale, elle est transformée en 1947 par l’architecte Yves Bachelier : l’aile nord éclairée sur toute sa longueur par une baie vitrée, est rehaussée d’un étage aménagé en bibliothèque.

26 avenue Raymond Gramaglia

Construite fin 19ème siècle, le Prince de Reuss y a séjourné, cette villa est toujours la propriété de la famille Ress.

Elle constitue l’un des exemples les plus représentatifs du style éclectique où chaque corps de bâtiments est traité en rapport avec sa fonction :

  • Le garage est traité à la façon d’un chalet Normand avec un décor en pans de bois,
  • La villa est traitée de façon classique : plan symétrique, façades ordonnancées, entrée marquée par un porche à colonnes surmonté d’un fronton semi-circulaire, corniche et balustrade en couronnement afin de valoriser la position sociale du commanditaire,
  • Le jardin, qui a été en partie remanié en 1925, intègre des éléments rustiques et populaires, traités en ciment faux bois, œuvre des rocailleurs.

16 avenue Raymond Gramaglia

  1. Construite sur l’emplacement de l’ancienne usine électrique de l’hôtel Eden, ce bâtiment se singularise par sa tour d’angle couverte par un toit en pavillon et par l’abondance du décor sculpté en frises.

Le jardin agrémenté de pelouses et de massifs d’arbres a un accès direct à la mer par un escalier isolé, droit.

23 avenue François de May.

Construite en 1905 pour Jeanne Jeanbernat (Paris). Elle se compose de deux volumes : une villa principale et une villa de gardien créée pour Sir Wavell Wakefield.

Cette villa offre un étagement et des volumes permettant de diversifier les espaces de repos et de plaisirs : terrasses de repos, tour belvédère.

Les décors polychromes sont en céramique vernissée à dominante turquoise, caractéristique du paysage de Cap d’Ail.

14 avenue François de May

1927, propriété du Comte d’Orgeix. 1950, propriété de Mme Fernand Edmée Cumon, ex-épouse de Jean Camille Comte Offenbach. Située à la pointe du Cap Mala, la villa, d’inspiration classique, bénéficie d’une vue sur la mer exceptionnelle.

La villa fait partie des villas les plus remarquables construites au début du siècle, avec son plan en L.

12 avenue François de May

Construite en plein essor du quartier Mala suite à la création de l’Hôtel Eden et des accès désenclavant ce quartier suite à la création de la gare ferroviaire.

Elle est une des rares villas à offrir une double exposition sur le Cap Mala et sur le Cap Rognoso et un double concept architectural mêlant le style belle époque avec moulures et colonnettes, ainsi que le style moderne avec de grands espaces extérieurs et une toiture terrasse.

6 avenue François de May

Construite en 1904 pour le Docteur Gaston Raoul Paillote à Nogent-sur-Marne.

Elle est couverte par une terrasse couronnée par une balustrade.

1 avenue François de May

Elle faisait partie d’un ensemble de trois villas construites pour la famille Lumière, en même temps que le « Château Lumière » à Monplaisir (actuel siège de l’institut Lumière), dont subsiste encore la villa « La Perle Blanche » dite « Villa Lumière ».

Elle était la résidence de Louis. La troisième villa, dite « Pergola », a été détruite pendant un bombardement lors de la seconde guerre mondiale ; elle appartenait au père des frères Lumière, Antoine.

VILLA « LA PERLE BLANCHE » dite « VILLA LUMIÈRE »

8 avenue Charles Blanc

Construite vers 1902 pour Auguste Lumière qui en restera propriétaire jusqu’en 1920, puis sera baptisée « Villa Lumière » et aménagée en hôtel. L’endroit devint rapidement célèbre car il accueillait régulièrement l’équipe de France de football lors de ses déplacements. Le ministère de l’Intérieur acheta la propriété en 1975 afin de la transformer en centre de vacances pour les fonctionnaires et leur famille.

À partir de 2010, des travaux de remise en état du corps du bâtiment sont entrepris par les propriétaires ayant racheté la villa au ministère qui avait fait faire une surélévation lui faisant perdre son caractère de « mini château fort » qu’avait voulu lui donner la famille Lumière.

Cette villa a deux particularités :

  • La première est d’avoir été édifiée non pas en direction de la mer, mais en direction de l’hôtel Eden, véritable attraction de l’époque.
  • La deuxième est d’avoir été construite à la manière d’un mini château-fort, avec l’ajout de tours carrées aux angles adoucis, traitées à la façon de bow-windows, de part et d’autre de la façade, ce qui lui donne depuis la rue un caractère ostentatoire.

5 avenue Charles Blanc

Construite vers 1908 pour Gabrielle Reval, écrivain féministe, une des fondatrices du prix Femina.

La loggia à colonnes qui ouvre sur une triple baie en plein-cintre, l’échelonnement des terrasses bordées de balustrades avec groupes sculptés symbolisant les saisons, disposés aux angles, rappellent la conception des villas italiennes.

Mme Rouzeaud de la Chocolaterie, Marquise de Sévigné, y réside de nombreuses années. Son livre d’or rappelle les personnalités y ayant séjourné.

116 avenue du 3 septembre

En 1908, 18 ans après la construction du 1er hôtel de la station balnéaire, Auguste Thomas Directeur de l’hôtel Eden, en fait ériger un second par l’architecte de Monaco F. Médecin, destiné à une clientèle plus familiale : Le Radium, dont le nom symbolise le progrès. L’hôtel sera vendu en 1923 à Paul Génal qui le divise en appartement.

Cet édifice a pour particularité d’avoir été aménagé sur un terrain irrégulier et étroit qui a contraint l’architecte à s’adapter aux limites de fond de parcelle afin de donner le plus d’espace possible à la partie jardin, sous laquelle des garages étaient partiellement couverts par une terrasse bordée d’une balustrade.

Cet ensemble jardin et terrasse existe toujours aujourd’hui, les garages ont simplement été transformés en commerces.

Son orientation face à la mer et la forme concave de son plan ont été créées afin de rappeler l’hôtel Bristol de Beaulieu-sur-Mer inauguré en 1899.

Les particularités architecturales suivantes existent toujours à l’heure actuelle :

  • Linteaux sculptés au-dessus des fenêtres.
  • Monogramme A.T. sur médaillon sur fond de cuirs enroulés, portés par des putti (terme architectural italien désignant sur une façade la statue d’un nourrisson joufflu et moqueur) et encadrés de palmes.
  • Médaillons encadrés de guirlandes de fleurs sculptés sur le couronnement des oriels.
  • Balustres en céramique vernissée bleu turquoise en couronnement de la salle à manger, de la clôture du jardin et de la terrasse des garages.
  • Ornements géométriques et cœur sur la grille en ferronnerie du portail.

83 avenue du 3 septembre

Maison dite « villa Seguy », puis « immeuble Castel Lina ». Elle fut construite pour M. Seguy, rédacteur au journal le Figaro en 1882.

La famille royale d’Angleterre y a séjourné au cours de l’année 1939.

7 avenue des Combattants en AFN

Construite vers 1910, la Villa « Les Roses » présente un décor entièrement basé sur une iconographie végétale en rapport avec son patronyme. Cela ce remarque dès l’entrée, les piliers du portail traités en faux troncs d’arbres, œuvres des rocailleurs, manifestent le goût pour le pittoresque qui se développe dans le dernier quart du XIXe siècle.

Cette villa est caractéristique du décor sculpté et moulé, employé début XXe pour souligner les ouvertures.

Elle se singularise par ses bow-windows symétriques couverts en terrasse dont l’ampleur des baies et la forme arrondie des angles n’est pas sans rappeler ceux de l’ancien hôtel Radium construit à proximité. Le décor néo Louis XIV, composé d’éléments sculptés et peints est entièrement basé sur une iconographie végétale.

Son parc arboré est classé en « Espaces Boisés Classés ».

13 avenue de la Gare

Construite vers 1905, cette villa est un des exemples du mélange du style « Belle époque » et du style moderne qui se caractérise par le développement des espaces ouverts et lumineux tels que les vérandas, bow-windows, oriels et tours, amalgamés au volume régulier de la villa. Ces éléments modernes sont volontairement répartis de façon dissymétrique sur les façades. Elle est actuellement en cours de restauration.

15 avenue de la Gare

La villa est construite en 1902 pour Madame Dumont (Paris). Elle est transformée dans le 1er quart du 20e siècle, puis en 1976 par l’architecte d’intérieur CAIM, Perault, installé à Cap d’Ail. Elle a pour particularité d’avoir une volumétrie et un plan masse régulier, elle est constituée d’un corps principal rectangulaire encadré d’oriels, malgré l’ajout de nombreux escaliers extérieurs, ce qui lui donne un caractère éclectique.

4 avenue Pierre Weck

Construite au début du XXe siècle, cette villa emblématique du quartier Mala a notamment accueilli Léon Blum.

De décoration classique, la stature majestueuse de cette villa belle époque se démarque par ses portes fenêtres agrémentées de balcons. Les oriels et bow-windows, importés d’Angleterre, se multiplient principalement dans les salons, les salles à manger et parfois les chambres. Une véranda en structure métallique est installée en saillie sur la façade.

Impasse du Verseau

La villa dont l’architecte reste inconnu aurait été construite vers 1890, puis transformée en immeuble après la Seconde Guerre mondiale. Elle présente un caractère encore classique influencé par l’Italie, révélé par le traitement individualisé de l’étage de soubassement, le décor sculpté composé de frises, d’agrafes et de cuirs découpés.

Conçue sur le modèle des résidences hivernales de la fin du XIXe siècle, la villa, encore dépourvue de terrasse, apparait fermée sur elle-même.

Seules les fenêtres situées sur la façade est ont des balcons avec des garde-corps en ferronnerie. L’évolution du gout de la clientèle pour les espaces ouverts et lumineux entraîne le développement des vérandas et bow-windows, percés de larges baies et mis en évidence par leurs dômes couverts de tuiles plates et leurs balustres vernissées de couleur bleue. Ces éléments modernes, traités de façon autonome et répartis volontairement de façon dissymétrique sur les façades secondaires, apportent une touche de pittoresque qui transforme profondément l’image de la villa.

36 avenue Prince Rainier III de Monaco

Commanditée par le parisien Alphonse Lenoir à l’architecte Demerlé, c’est l’une des premières villas construites sur la « Moyenne Corniche ».

Elle a un plan symétrique composé de deux axes perpendiculaires, de deux ailes obliques tournées vers le nord, et de deux avant-corps.

Extérieurement, cette villa étonne par sa modernité : netteté des volumes, nudité de la façade, balcons filants, garde-corps et parapets ajourés, grandes baies vitrées, alors que le décor intérieur était conçu à l’antique, s’inspirant de la villa « Kérylos » de Beaulieu-sur-Mer. Seul l’accès et la façade d’entrée de la villa annonçaient le style néo-grec du décor intérieur.

La clôture, ses éléments de décors et la façade de l’entrée en pronaos (à la façon d’un vestibule ou de l’entrée d’un temple) ornée de bas-reliefs à l’antique, sont aujourd’hui intacts contrairement à l’intérieur de la villa qui fût totalement recouvert lors de la division en appartements en 1952 par l’architecte Gaston Blanc ; les cratères (vases) des piliers d’entrée ont été remplacés par des sphinx inspirés de la « colonne des Naxiens de Delphes ».

7 avenue François de May

La villa dite « L’Ecossaise » est un des exemples « d’entaille » dans le rocher qu’il a fallu faire dans le quartier Mala en plein essor, afin d’accueillir la nouvelle riche clientèle à partir de 1897.

C’est une villa au style totalement moderne réalisée sur une plateforme en béton armé supportée par des piliers.

Créée par l’architecte Charles Lenoble en 1959, elle a été restaurée dans les années 2008-2011 par l’Architecte Luc Svetchine.

2 avenue Raymond Gramaglia

La villa dont l’architecte reste inconnu est construite vers 1900, puis transformée dans les années 1950 en hôtel de voyageurs. Elle abrite aujourd’hui le « Relais international de la jeunesse ».

La villa a un plan rectangulaire sur cinq niveaux dont un étage de soubassement et un sous-sol.

Elle est couverte par une terrasse bordée d’une balustrade, surmontée d’une tour belvédère.

(Source : texte issu du site www.culture.gouv.fr)

70 avenue du 3 Septembre

Cette construction Belle Époque réalisée pour un Wallon, d’où son nom, a accueilli autrefois des commerces, comme la plupart des villas érigées le long de l’ancien tramway (aujourd’hui avenue du 3 septembre).

Son jardin composé de restanques côté mer avait une partie potager qui remontait jusqu’au tramway.

La villa fût agrandie en 1955 avant d’être remise en état en 1964. Suite à des ouvertures de façades non autorisées, elle a été remise en état en 2012.

5bis avenue Charles Blanc

Cette villa était la « conciergerie » de la villa dite « Mirasol ».

Elle est construite en 1908, la même année que la villa, pour l’écrivain parisien Gabrielle Reval, puis agrandie en 1988.

Elle est en cours de restauration. Dans son état actuel, l’entrée située au sud-est est précédée d’un porche couvert par une terrasse semi-circulaire supportée par deux colonnes corinthiennes en ciment qui ne sont pas d’origine. Ce porche ouvre sur une véranda cintrée dans la partie centrale, encadrée de fenêtres en plein cintre. La toiture en terrasse et la terrasse d’agrément sont bordées de balustrades.

12 allée Marescalchi

L’immeuble a été construit en 1905 dans la perspective de l’impasse, sur un plan rectangulaire avec trois étages carrés ; la toiture à longs pans à croupes est soulignée par un avant-toit sous lequel une  frise d’entablement est peinte sur toutes les façades sauf la façade Sud qui est traitée de façon « moderne », elle est ornée de guirlandes de fleurs et de fruits attachées par des nœuds de rubans sur un fond de fleurs.

La façade nord, visible depuis la rue, est ordonnancée et soulignée par l’entrée et la travée de fenêtres – encadrées de pilastres doriques et surmontées de linteaux ornés d’une frise en carreaux de céramique vernissée avec des motifs de palmettes et de fleurs de lys – qui éclaire la cage d’escalier.

Sur les façades sud et nord, les fenêtres ouvrent sur des balcons alternés (au nord) ou continus (au sud), et sont quelques fois agrémentées de boulets en céramiques vernissées de couleur turquoise au niveau des clés ou des appuis des baies.

17 avenue du 3 septembre

L’essor de la station balnéaire de Cap d’Ail entraîne le développement de nouveaux quartiers au Nord-est de la commune.

Cette villa est une des dernières villas de style Belle époque des quartiers des salines et de Saint-Antoine, quartiers construits de façon anarchique à flanc de montagne (villas, ateliers, immeubles, entrepôts, garages) qui avaient pour particularités d’accueillir la classe moyenne.

Elle reprend tous les codes des villas Belle époque de Cap d’Ail : colonnettes, frise, encordements des ouvertures, vases en céramiques vernissées turquoise et rouge orientale (les deux couleurs sont aujourd’hui référencées dans le guide des couleurs de la commune élaboré en concertation avec l’Architecte des Bâtiments de France).

Ces deux immeubles construits vers 1925 se font face et marquent à la fois l’entrée de la rue Jean Bono et l’alignement de l’avenue descendant sur la frontière monégasque.

Leurs entrées sont situées sur les façades secondaires afin de laisser le plus d’espace pour aménager des commerces en rez-de-chaussée sur l’avenue principale.

Ils sont tous deux sur 3 niveaux, l’entrée sur la rue Jean Bono est visuellement marquée par les pans coupés habillés d’oriels, surmontés de terrasses et couronnés d’une frise de denticule.

  • Le rez-de-chaussée de l’immeuble du 7 avenue du 3 Septembre, est individualisé par un enduit imitant un appareil de moellon ; les étages par un faux appareil en pierre de taille sculpté dans l’enduit. L’axe de l’oriel, sur la façade est, est souligné par une travée d’oculi avec des encadrements en fausse pierre, surmontée d’un blason en forme de cœur. La façade sur rue, sans volumétrie, est ornée de bas-reliefs cannelés, disposés sous les appuis des baies situées au premier et deuxième étage.

La particularité de cet immeuble est d’être couronné par une frise de panneaux peints, disposée au niveau de l’entablement. Les panneaux situés dans l’axe de l’oriel (du côté est) et de la cage d’escalier (du côté sud), sont ornés d’une déesse vue de face, en pied (façade sud) ou de trois quart (façade est), située devant un trône, la tête au centre d’un disque solaire. Ces panneaux principaux sont encadrés de panneaux verticaux plus petits, ornés de pampres ou de putti, qui s’intercalent entre des panneaux secondaires ornés de figures féminines inspirées des sibylles de la chapelle Sixtine, accroupies autour d’un putto encadré de pilastres, qui porte sur ses épaules une corne d’abondance. Blason sculpté en couronnement de la travée centrale de la façade sur boulevard.

  • L’immeuble du 9, est de plan rectangulaire avec trois étages carrés. Il est couvert par des toits à longs pans à croupes. La façade est, donnant sur l’avenue est rythmée par deux oriels sur cul-de-lampe, couverts par une terrasse d’agrément bordée d’une balustrade : l’un au centre avec deux travées, l’autre sur l’angle nord-est, avec une travée.

Le décor réside dans les enroulements des garde-corps en ferronnerie des balconnets, les balustrades des terrasses des oriels et une série de panneaux ornés de guirlandes de feuillage sculptées et de cuirs découpés, moulés, disposés au-dessus des linteaux des baies du premier étage.